mardi 12 novembre 2019

L' Évangile de Judas.



                                        L’Evangile de Judas.

 Iscariote recouvre  en réalité le Cairote, celui qui est originaire  du Caire en Egypte. Iscariote  est glosée par celui qui l’a livré  (au sens de celui qui l’a remis aux  autorités, plus que celui qui l’a trahi).et explique l’attraction subie par ce nom d’origine.
Internet : « Cet évangile apocryphe a  été composé dans la seconde moitié du IIe siècle []. Il est attesté dans une version copte (copte vient du mot égyptien) du IIIe siècle qui pourrait être la traduction d'un texte grec encore plus ancien. Irénée de Lyon, évêque de Lyon, fait mention d'un Évangile de Judas à la fin du IIe siècle dans son ouvrage Contre les hérésies (livre 1, chapitre 31, alinéa 1) : l'Évangile de Judas y est attribué à la secte gnostique des Caïnites. L’Évangile de Judas est attesté par un manuscrit en papyrus de 26 pages écrit en sahidique (copte dialectal), datant du IIIe siècle ou du IVe siècle (entre 220 et 340 apr. J.-C.). Il fait partie d'un codex d'une soixantaine de feuillets (entre 62 et 66 suivant les sources) appelé « Codex Tchacos », contenant aussi deux autres textes apocryphes [mais authentiques et très intéressants] : l’Épître de Pierre à Philippe et la Première Apocalypse de Jacques, qui se trouvent aussi dans les manuscrits de   Hammadi (en Egypte, la patrie de Joseph , non loin de Louxor, l’ancienne Arimathie, avec peut-être attraction du toponyme Jerimadeel).
  De nombreuses versions ont été données sur la découverte de ce codex : la plus vraisemblable est qu'un paysan égyptien l'exhume vers 1978, lors de fouilles clandestines, dans un tell servant de tombe situé dans le Djébel Qarara, à soixante kilomètres à l'ouest de la ville d'Al-Minya dans les sables du désert égyptien. Il se trouvait bien apparence dans une boîte de pierre entreposée dans un sarcophage. Le paysan, ignorant de sa valeur, le vend à un guide local qui le revend en 1979 à Hanna, un négociant en antiquités du Caire[]. Le codex est volé, puis retrouvé miraculeusement par ce dernier qui le fait sortir frauduleusement d'Égypte pour le faire expertiser à Genève le 15 mai 1983 par plusieurs spécialistes dont Stephen Emmel (élève du professeur James M. Robinson[]) qui identifie la Lettre de Pierre à Philippe. Devant sa valeur, Hanna l'exporte aux États-Unis où il recherche des acheteurs éventuels. Il l'entrepose dans un coffre-fort de la Citibank de Long Island, près de New York[]
Le manuscrit demeure dans ce coffre-fort de la Citibank pendant plus de seize ans, ce qui continue de détériorer l'état de conservation. Réclamant 3 millions de dollars, Hanna ne trouve pas d'acheteur, jusqu'à ce qu'il soit acquis le 3 avril 2000 pour 300 000 dollars par Frieda Tchacos-Nussberger, antiquaire installée en Suisse qui le fait expertiser par des chercheurs de l'Université Yale, ces derniers lui révélant que le codex, déjà de grande valeur, contient l’Évangile de Judas. Elle le revend au collectionneur Bruce Ferrini pour 1,5 million de dollars, à défaut d’avoir pu faire affaire avec l’Université Yale[]. Ferrini n'ayant pas trouvé un accord avec des mécènes industriels intéressés pour obtenir cette somme, Mario J. Roberty, l’avocat de Tchacos, réussit à faire annuler la vente[] et crée en 2001 la Fondation Maecenas chargée de la ré-authentification (dont la datation au carbone 14), de la restauration, de la traduction et de l’édition du papyrus (menée par l'archéologue et philologue Rodolphe Kasser), en partenariat financier avec la National Geographic Society[. ]
L’Évangile de Judas a été publié en 2006 par la National Geographic Society et l'original exposé à Washington. Il était prévu que l'original devait être offert au gouvernement égyptien et déposé au Musée copte du Caire. Le codex cependant, toujours en cours de restauration et d'assemblage (des fragments ayant été volés avant l'achat), se trouve actuellement à Genève à la Fondation Martin Bodmer. En effet, selon Rodolphe Kasser, le codex contenait à l'origine 31 pages recto- verso ; cependant, lorsqu'il apparut sur le marché en 1999, seules 13 pages subsistaient[].
Le lancement du texte intégral, à Pâques 2006, a été accompagné par des ouvrages grand public racontant l'histoire de la découverte de l'œuvre.

Contenu

Paul Verhoeven résume l'ouvrage en mettant l'accent sur la relation qui s'y révèle entre Jésus et Judas : "L'Evangile de Judas part du principe suivant : le seul disciple qui ait réellement compris Jésus était Judas Iscariote, le traître bien connu. [...] Selon cet Evangile, Jésus dit à Judas qu'il [Judas] a été choisi "pour offrir en sacrifice l'enveloppe humaine qui L'entoure [qui entoure Jésus]". En d'autres mots, en trahissant Jésus, Judas fait en sorte qu'il soit arrêté et crucifié, ce qui était précisément l'objectif de Dieu. [...] Judas devient ainsi un pion dans le grand dessein de Dieu.  » L'ouvrage, tel que publié en 2006, et complété par quelques lignes retrouvées en 2008, se présente moins comme un texte narratif que comme un texte à contenu "philosophique" ou gnostique. Il consiste essentiellement en une brève présentation,  par Jésus, à Judas, d’une variante du Gnosticisme séthien : engendrement, par le Grand Esprit Invisible (la divinité véritable et fondamentale), d’une série d’entité divines, les éons : l’Auto-Engendré, Barbélo, Adamas, Seth etc. jusqu’à la Chute provoquée par Sophia. On reconnaît les traditionnelles sources gnostiques : astrologie mazdéenne, platonisme, pythagorisme… Le démiurge négatif est nommé ici Saklas  (Sakias Mouni, autre nom du Bouddha honoré en Egypte qui a donné Salomon , [Marie]Salomé et   Jérusalem, de Hieros, hiera, sacré, et Sala mouni, Hierasalam(ouni),   étant rappelé que les dernières découvertes anthropologiques montrent de façon surprenante que les plus anciens migrants de Palestine étaient des indo-européens).Marie l’ Egyptienne chère aux Tziganes et aux Corses d’Ajaccio (le quartier de mon père, celui des Trois Marie, avec sur l’immeuble une statuette de Marie],   au teint bronzé,doit son nom à Aiguptos au sens de  ai, morphème féminin,et de guptos, celle qui a la religion de (Chandra)gupta. Le texte semble appeler les disciples de Jésus à se défier des sacrifices humains, faits en son nom, au Dieu de cette « génération-ci ». Selon P. Verhoeven, qui renvoie au Reading Judas de Karen L. King, ce serait l'idée du martyre chrétien qui serait ici prise pour cible[].
La phrase clef qui permet d’identifier ce manuscrit à « l’Évangile de Judas » dont parle Irénée de Lyon est cette citation attribuée à Jésus : « Tu sacrifieras l’homme qui me sert d’enveloppe charnelle. » Pour condamner cette « justification » de la « trahison » de Judas, Irénée de Lyon cite en effet cette même phrase en l'attribuant à l'Évangile de Judas, dans son ouvrage Contre la gnose au nom menteur, plus connu sous le nom de Contre les hérésies.
Très logiquement, s’agissant d’un texte gnostique, les premiers éditeurs (ceux du National Geographic) y voient une défense de Judas contre les autres apôtres et de la Gnose contre les courants chrétiens dominants. Selon l'hypothèse émise par cette équipe éditoriale, et largement reprise par les médias, le texte présenterait une interprétation originale de la trahison de Jésus par Judas, un de ses apôtres : Tu les surpasseras tous, car tu sacrifieras l’homme qui me sert d’enveloppe charnelle. En dénonçant Jésus, il aurait été le seul de ses disciples à avoir vraiment compris le message qu’il voulait véhiculer. Disciple de Jésus, il aurait eu la plus difficile des missions à accomplir : le livrer [d’où la glose du surnom : Iskhariot , savoir celui qui L’a livré],  non le trahir, mais remettre son corps charnel aux juifs et aux Romains. En agissant ainsi, il aurait donc suivi une demande du Christ qui  permette  à celui-ci de faire le sacrifice ultime pour la rédemption du monde. Cette « justification » de Judas, dénoncée dès son origine par Irénée de Lyon, serait donc bien d'origine gnostique.
La thèse de l'équipe éditoriale du National Geographic est cependant critiquée dans la communauté scientifique. À ce sujet, s'est tenu un congrès international à l'Université Rice de Houston du 13 au 16 mars 2010. []La majorité des participants à ce congrès, dont certains membres de l'équipe éditoriale du National Geographic, ont souligné que la figure de Judas n'avait rien de positif dans l'Évangile de Judas. Il y est plutôt présenté comme étant un être sous l'emprise de son destin et sous l'emprise des astres (45, 13). Il est qualifié de « treizième daimon » (44, 20), de « treizième » (46, 20) et il est celui qui gouvernera sur ceux qui le maudissent (46, 21-23). Ce gouvernement de Judas s'exercera par l'entremise de son étoile (ou de son astre) sur le treizième éon (55, 10-11). C'est cet aveuglement de Judas qui le poussera à commettre le sacrifice le plus vil qui soit : Sacrifier l'enveloppe charnelle de son maître et l'offrir au dieu Saklas.
L'équipe du National Geographic et les médias ont insisté sur le fait qu'il est dit à la fin de l'Évangile de Judas qu'il surpassera les autres. Or, le contexte immédiat indique que ceux que Judas surpassera ne sont pas ceux qui suivent Jésus, mais plutôt ceux qui présentent et offrent en son nom des sacrifices au dieu Saklas (56, 12-13). On consultera avec profit le livre  d'April DeConick, professeur à l'Université Rice (The Thirteenth Apostle, 2007, 2e édition révisée juin 2009 ; traduction française utilisant les nouveaux éléments introduits dans la 2e édition révisée, novembre 2008), ainsi que les articles de Louis Painchaud et d'André Gagné . Chez les anciens, on peut noter le jugement d'Épiphane de Salamine qui, dans son Panarion (1,31), affirme que cet évangile fait partie des écritures de la secte gnostique des Caïnites. Il réagit à l'apologie que cet écrit fait de Judas en s'appuyant sur le texte des évangiles canoniques, eux-mêmes fondés sur une lecture prophétique de l'Ancien Testament. « Or certains gnostiques avaient précisément comme règle herméneutique de détacher le Nouveau Testament de ses racines juives. C'est peut-être le cas de l'Évangile de Judas : en justifiant Judas, ils mettent à mal tout ce que les chrétiens ont compris du drame de l'apôtre à partir de leur méditation des livres prophétiques et des Psaumes. »
Pour moi, Judas, Joseph d’Arimathie, Nicodème et Le diacre Philippe, qui, d’après les Actes (8,27-39),  fut conduit de manière surnaturelle sur la route du désert près de Gaza, et y rencontra un eunuque, trésorier de la reine (candace) d'Éthiopie. Le trésorier rentrait de Jérusalem vers son pays d'origine en Afrique. Philippe s'assit avec lui dans le char et l'aida à interpréter un passage du Livre d'Isaïe. Là il dirigea la conversation sur Jésus-Christ et sur le baptême. Le trésorier demanda le baptême, que Philippe lui donna. Des récits apocryphes voient dans ce baptême les débuts de l'Église éthiopienne. Tous ces nazirs  sont d’accord avec Jésus pour précipiter la fin du monde en « sacrifiant son enveloppe charnelle »  en s’immolant par le feu, comme le fera  plus tard  Peregrinos cher à Nerval et à Montherlant (cf. Lucien de Samosate et surtout Aulu-Gelle, Nuits attiques, Livre XII, 11).  Depuis  la grotte,  pour moi, Judas, Joseph d’Arimathie, Nicodème et le diacre Philippe ont transporté le corps pour sa crémation jusqu’au  champ dit  du potier (voir ci-après). Et ensuite , suivant la coutume de l’ossilegium ou inhumation secondaire, ils ont transporté les dents et les  os qui n’avaient pas brûlé jusqu’à  
l’ ossuaire  de Talpiot à Jérusalem à l’emplacement de  l’ancien jardin de Joseph d’Arimathie, puis,  à leur mort, ceux de  sa mère Marie Magdalinienne,  de Joseph d’Arimathie , le frère de Marie, et de celui qui aurait peut-être été , avec Nicodème , l’un de ses fils :  JUDAS ,  de l’une  soeur de Marie, Mara ou Mariamnè , tandis que ceux du frère de Jésus , Jacques le Juste ,  étaient déposés à l’ossuaire de Silwan,  à Jérusalem également.
Le suicide de Judas attesté par Matthieu, 27, 3 et sqq, avait pour mobile d’imiter son maître et de périr par le feu, ou du moins de supprimer  son enveloppe charnelle. Telle est la raison pour laquelle  le champ du potier (encore appelé le champ du sang en raison de l’inhumation  secondaire sans crémation, moins coûteuse) fut acheté avec une partie des 30 deniers versés pour la remise du Christ, « pour la sépulture des étrangers », dit Matthieu, 27,6, entendons pour les sépultures d’un mode spécial (crémation et inhumation secondaire, alors qu’une sorte d’embaumement était usitée localement  ) parce que le vendeur, un potier,  avait installé un four et des réserves de bois qui pouvaient alimenter le bûcher funéraire de Jésus et de Judas . 
La théorie égyptienne  et indienne de Jésus,  à laquelle je me rallie.
Salomon Reinhardt avait,  au XIXe siècle,  insisté sur  les ressemblances du christianisme avec les religions orientales, celle de Mithra en particulier : le bœuf de la crèche, l’âne, le bénitier, la communion par le sang et par le pain. On peut trouver mention de l’Egypte sous le nom de Désert dans Marc, 1,12 : « l’Esprit poussa Jésus dans le Désert, où il passa quarante jours,  tenté par Satan (en grec Satanas, le démiurge négatif nommé  Saklas dans l’Evangile de Judas, altération de Sakias Mouni, nom du Bouddha de Racotis  à l’emplacement d’Alexandrie en Egypte.) Il était avec les bêtes sauvages (des panthères) et les anges le servaient. » Les anges sont les prêtres du feu habillés de blanc qu’on retrouvera à son  sépulcre.
Les  noms de Racotis ,  livré par Aviénus pour Saintes-Maries-de- la-Mer,  et de Gype (voir mon blog sur les mégalithes du Tarn). 
Le créateur de l’empire   Maurya aux Indes   Chandragupta   est né en 323 av. J. –C. et  mort vers  260, av. J. C. Brahmaniste ardent, il désire fonder des missions évangélisatrices en Europe, comme ses aïeux et surtout comme son petit-fils au surnom révélateur :  Açoka le Pieux. Il a nom Chandragupta (dont le premier élément se retrouve dans Alexandria, la ville du  protecteur ), que les Grecs ont transcrit Sand-racotos et qui a donné en latin Racotis.   De le nom de l’Egypte, en grec Aiguptos , signifie la colonie fondée par les hommes de Chandraguptos.De même, dans le Péloponnèse, le mont Gype doit son nom à Chandragupta.
Racotis a été abrégé, par incomprtéhension, en ratis qui en latin désigne la Barque : ainsi s’explique le dessin d’une barque dans une grotte du Var à Saint-Maximin-La Sainte Baume qui atteste d’une colonie religieuse à cet endroit, mais a été interprété comme la barque transportant la momie du Christ ( momie représentant peut-être un prêtre du feu : le crâne attribué à  Marie-Madeleine  appartient sans doute à celui-ci ) avec Marie. De même pour l’arrivée en barque aux Saintes-Maries de la Mer des trois Marie et de Sara (la Vierge noire solaire trempée rituellement dans la mer pour en renaître comme le soleil après l’hiver ), Sara dont le nom est celui, abrégé, de la déesse Apsara, déesse de l’eau [ap en sanskrit correspondant à aqu-a en latin) , mais aussi et surtout du feu solaire invulnérable à leu de la mer}, voir mon blog sur les mégalithes du Tarn).
Dans Le Bouddhisme, p118, Henri Arvon , écrit : «  Dès le IIIe siècle avant notre ère, [ le pieux empereur Açoka ] tâche d’étendre son apostolat jusque dans les royaumes grecs de Syrie,d’Egypte [Racotis] de Cyrène (cf. Simon de Cyrène qui l’aide Jésus à porter sa croix) et même de Macédoine…  Dans ses célèbres édits rupestres,   il se glorifie  d’avoir fait dans ces lointains pays des « conquêtes de la foi »… .C ‘est dans les Evangiles même que  [certains indianistes] décèlent des influences bouddhiques.  Ainsi saint Marc et saint Jean contiendraient, selon eux, des phrases d’inspiration bouddhique », ajoutons-y  l’Apocalypse de saint Jean qui reprend la bête aux dix cornes de Daniel  7,7 (Newton  a écrit un ouvrage sur la onzième corne de la bête… Ah ! ces scientifiques !...). Mais précisons que, selon moi,  il s’agit plutôt d’influences brahmanistes, voire mazdéistes  ou mithraïstes (par exemple, le rite de l’eucharistie avec pain et vin).  En effet, la malédiction du figuier par le Christ notamment dans  l’Evangile de Saint Marc vise peut-être, non seulement Rome au premier chef,  mais aussi le bouddhisme, symbolisé par le figuier de la naissance de Bouddha Siddhartana et de sa vision, qui est ainsi expressément condamné par le Christ ou au moins  par l’auteur de l’Evangile.

Le mot sanskrit  graha  et le graal.
Dans Orion ou Recherches sur l’antiquité des Védas,  Lokamanya Bâl Gangâdhar Tilak rappelle que graha est le nom d’un récipient sacrificiel utilisé le jour de la pleine lune du 24 décembre (notre Noël) , et que chaque jour de la semaine avait sa propre coupe. Le  graal  de Joseph d’Arimathie peut avoir hérité du sens indo-égyptien de graha .

Le fils de l’HOMME.
En se qualifiant ainsi, Jésus dénie le fait qu’il soit issu de Marie, d’une femme, au profit d’une paternité spirituelle qui n’est pas celle de Joseph le charpentier, ni celle de Panthérus, mais celle de Jean le Baptiste, qui , en le baptisant, lui a donné la vie une nouvelle fois.

La femme adultère
Les femmes adultères était sévèrement condamnées par  la tradition juive : mais Jean, 8,7  nous rapporte la mansuétude de Jésus à leur égard : « Que celui qui est sans péché leur jette la première pierre. » Est-ce en souvenir de sa mère et de sa propre naissance sur lesquelles planaient le soupçon concernant Pantherus (Pantherus est un nom d’homme attesté dans un recueil d’Inscriptions, publiées par  Muratori à Milan en 1741(1473,3) ? Citons Origène, Contre Celse, trad. M. Bornet, L. I, 32, Éd. Du Seuil, 1932 Vol I, p. 163, Mg. P.G.I, 720-21  : « Revenons aux paroles attribuées aux juifs, où il (Celse,philosophe païen du IIe siècle, auteur du De die natali, sur le jour de  naissance du soleil (la Noël), traité d’astrologie avec des observations sur les mathématiques et la musique) écrit que la mère de Jésus a été chassée par le charpentier qui l’avait demandée en mariage, pour avoir été convaincue d’adultère et être devenue enceinte de l’œuvre d’un soldat nommé Panthère [altération par abréviation du grec panthelektèrios, cf.panthelgès, qui séduit tout le monde,  grand séducteur, qui est tout charme]».
La sainte Vierge, Parthénos en grec : la femme non mariée en réalité.
Il existe une Maison de Marie (une autre Vierge et reine des cieux que la mère du Christ) à Ephèse et la tradition veut qu’elle y ait habité et qu’elle soit morte à Ephèse, où se trouvait un temple en l’honneur du Soleil (déesse car le mot Soleil était de genre féminin).Parthénos  (cf .  Parthénopée, de panopolis , Naples par métathèse de l’ancienne ville (opposée à la nouvelle, Néapolis) Palaiopolis , laiopolis , naiopolis par dissimilation et attraction de Neapolis,    Napoléon parce qu’il naquit  le 15 août) désigne en grec, non seulement une Vierge, mais toute femme non mariée, comme l’était la Grande Déesse Mère. Le 15 août est la  fête de l’ascension de Marie au ciel ou Assomption (le réveil du Soleil après sa longue dormition sacrée, analogue à la disparition ou dormition du Soleil au pôle, symbolisée par la Vierge noire et par la Sara des Gitans)  et en Europe  même existent des traditions sur Marie dans la barque solaire voguant vers l’Occident. Le pavillon des Templiers représente, non la croix de Jésus, mais une roue solaire avec des flammes incandescentes au bout des quatre rayons : le soleil et la déesse des cieux de Magdala ou Migdol. La Vierge noire reprend la tradition de la pierre noire sacrée  d’Ephèse, qui représente le soleil noir, avant sa renaissance au 24 décembre, date où le Soleil commence à re-grandir. Noël vient du latin natalis et signifie (dies, jour) de la  re-naissance [natalis au génitif] (du Soleil, Solis).La représentation de Marie comme reine des cieux avec une couronne dorée (les rayons du Soleil) porte un enfant dans ses bras,  figure du soleil naissant (l’enfant).
La colombe, symbole de l’Esprit saint.
Lucien de Samosate, dans La déesse de Syrie (voir mon blog Atargatis) écrit : « 33. Entre les deux statues [de Jupiter et de  Junon] on en voit une troisième également d'or (le Soleil); mais elle n'a rien de semblable aux deux autres. Sa forme ne lui est point particulière : elle tient de celle des autres dieux. Les Assyriens l'appellent le Séméion [altération de Sémiramis, reine des Cieux] sans autre désignation particulière. Ils ne disent ni son origine, ni ce qu'elle représente. Les uns croient que c'est Bacchus, les autres Deucalion, d'autres Sémiramis. Sur sa tête, en effet, elle porte une colombe d'or, emblème qui la fait prendre pour la statue de Sémiramis. On la fait descendre deux fois par an jusqu'à la mer, pour aller chercher l'eau, comme je l'ai raconté [cf. le Soleil].
[Il s’agit vraisemblablement de la déesse syrienne, Atargatis, dont il ne faut pas prononcer le nom, dont la colombe était l’attribut (le nom d’Artémis, la grande déesse mère d’Ephèse n’en est qu’une variante,  mis signifiant colombe en syrien, atis en phénicien)].
Sémiramis est la fille de cette  déesse syrienne Atargatis ou Derceto qui vivait dans un lac voisin d’Ascalon et prenait souvent  la forme d’une sirène. Elle expose son enfant et fait mourir son père, Caÿstre. Ce sont des colombes qui élèvent la future Sémiramis, d’où son nom, mis signifiant colombe en syrien (cf. Artémis). Au cours de sa vie, elle conçut le plan de conquérir l’Inde et s’y prépara pendant plusieurs années. Elle parvint à traverser l’Indus, mais fut bientôt blessée et mise en déroute sans que personne osât la poursuivre au-delà de ce fleuve,  sur les bords duquel elle conquit une grande cité, celle qu’on connaît aujourd’hui sous le nom de Mohendjo Daro (Daro signifiant fleuve, cf  daria, de la racine ibère ou ouigour adusa), dite représentative  de la civilisation de l’Indus. 
Maria, Mariham, masculin Marius  et basco–ibère mari, divinité de la nature,  de mar , cheval +sawel, soleil + suffixe de féminin en yod, la cavale que constitue le Soleil, astre qui est féminin anciennement .D’où en français Marin, Marine, Marion, Marinette, Muriel, Myriam, Mariette,  Mariaud, Mariotte.


jeudi 5 septembre 2019

LE NAVIGATEUR ESPAGNOL FRANCISCO ANTONIO MOURELLE (APPELE EN FRANÇAIS MAURELLE), LA DERNIÈRE NAVIGATION SUPPOSÉE DE LAPEROUSE, A LA RECHERCHE DES ILES DE BELLE -NATION ET SAN - BERNARDO.


LE NAVIGATEUR  ESPAGNOL FRANCISCO ANTONIO MOURELLE (APPELE EN FRANÇAIS MAURELLE),   LA DERNIÈRE
NAVIGATION SUPPOSÉE DE LAPEROUSE,  A LA RECHERCHE DES ILES DE BELLE -NATION ET SAN - BERNARDO.
Bibliographie : Traduction française   de Quiros, Histoire de la découverte des régions australes, l’Harmattan, 2001. par Annie Baërt.
La malédiction de Lapérouse,1785 -2008 ,par Dominique Le brun, pour le, Journal de Lapérouse et ceux  de Dillon et de Dumont
d’ Urville.
The lost caravel , par Robert Langdon, première édition.
Mentions de Maurelle :
1Philippe Buache (mort en 1773), Extraits et commentaires des voyages de Mendana ,  Fondad …  et Maurelle (1781).
2 Carte d’une partie  du grand océan à l’est et Sud-Est de la Nouvelle-Guinée pour l’intelligence du voyage de la frégate espagnole la Princesa commandée par Franc.Antonio Maurelle en 1781, publié en 1797 pour servir au voyage de Lapérouse.
3 Journal de bord publié à Londres et qui servit à Cook.
Extraits dans Rienzi, Océanie, tome 3, p. 33, les Tonga, Lataï (Latte) et Vavao découvertes en 1781, appelée Amargura par Mourelle, fêtes qui lui sont données, p.87b sqq.
Les îles de San Bernardo :
1 Les îles de San Bernardo, op ;cit ., P .64 : second voyage de Mendana  auquel participe Quiros comme capitaine, elles sont découvertes le 20 août 1595 , jour de la saint Bernard, d’où leur nom. Il s’agit de 4 très petites îles basses , couvertes de cocotiers , inhabitées. Elles sont identifiées par A . Baërt avec les îles Cook du nord, Puka Puka, mais elles sont bien plus probablement situées  dans les parages des îles de la Ligne, Kiribati, et il s’agit peut-être de l’atoll de Caroline. L’île « Solitaire », op. cit., p.64, découverte par Quiros  immédiatement après cette île San Bernardo,   est identifiée avec une île Danger de Byron  ,proche des îles Gilbert (Kiribati) et coïncide peut-être avec l’île appelée aujourd*’hui Christmas.
2 P.223.Il existe  une autre île San Bernardo, confondue avec les précédentes, et qui, pour nous, est bien plus intéressante. Son nom est l’altération du nom du pilote du navire- amiral Juan Bernardo de Fuientiduna qui la découvrit le 21 février 1606 ; Maurelle en 1781 y prit pied.
Il s’agit aujourd’hui  de  Uiea aux Tongaarchipel  comprenant un îlot au nord-est appelé Whythubou par Dillon (diverses orthographes, comme  Ui a-tapou [avec l’ajout de tapou, qui signifie sacré, provient de ce que cette île abrite une nécropole royale ancienne]). Dès l’époque de Quiros, elle faisait l’objet de la part des insulaires de  Rotuma, rangée aujourd’hui dans les Fidji, mais faisant partie culturellement des Tonga, ; de visites destinées à la pêche d’abalones  dont les Polynésiens sont si friands et de nacres ornementales (ormeaux de type haliotis).
Rienzi, Océanie, tome 3, p. 260, nous apprend qu’une pirogue de Rotouma avec 4 hommes dériva par hasard à Ticopia, vers 1800 ; les 4 Rotumiens détrompèrent alors les Ticopiens sur le compte de ces  blancs que les Ticopiens prenaient pour des mauvais génies en leur disant qu’ils étaient bons, qu’ils venaient d’un pays éloigné (l’Europe ) pour leur donner des objets de coutellerie (liste du matériel embarqué in La malédiction Lapérouse, p . 118 :  Lapérouse avait emporté «  7000 couteaux de différentes espèces et grandeurs »)  et de verroterie (op . cit,   p  119 , «  rassades ou grains de verre de couleur, assortis, 1400 paquets » ).
Dillon signale à Rotouma  comme à Nihua des volailles d’origine européenne et non indigènes du Pacifique, ainsi que  des porcs, op. cit ., p . 815. Les Rotoumiens ont parlé de visites fréquentes de blancs. Nous  en connaissons  un certain nombre : en 1781 Maurelle, en 1788 Lapérouse, en  1791,  le Capitaine Edwards,  sur la Pandore, qui   nomma  l’île   Granville, et,  en 1797, Wilson sur le Duff , navire missionnaire. Il faut y ajouter les visiteurs  Espagnols anciens. La proximité dans le temps du passage de Lapérouse en 1788 et du Capitaine Edwards en 1791 explique peut-être l’impression des insulaires sur la fréquence des visites des blancs. Il est tentant de faire de Rotouma une (re)découverte de Lapérouse qui, en 1788, en rapatriant sur leur demande deux insulaires qui s’étaient retrouvés  à Nomouka, (Tonga)  a découvert cette île isolée.
. Whythubou et ses pavas (abalones) retrouvés à Vanikoro dans les épaves de Laqpérouse.
La preuve que Lapérouse a bien mouillé à Rotouma où il a pu se procurer les précieux coquillages de Ui-tabou nous est fournie par la découverte, dans les épaves de Vanikoro,  de  trois espèces différentes de pawa  ou ormeaux (altération de orel,oreille, puis ormeille, ormeau) qui venaient probablement de Whythubou , dont Haliotis australis, ou pava d’argent, d’un blanc très brillant,  la plus réputée pour les Polynésiens . De même, c’est à Rotuma  que Lapérouse a recueilli les quelques poignées de piastres métalliques provenant de l’Espagnol Maurelle en 1781 ,à bord de la Princessa : monnaies en argent Carolus III datée de 1778, 1779 et 1784,   2 pièces Carolus III, mais sans  date  lisible, ainsi qu’un ormeau et un coquillage catalogué comme « grosse huître »,  tous découverts à Vanikoro dans les épaves de Lapérouse.. Rienzi écrit, op. cit.,  t..3, p. 272 : « les Rotumiens ont connaissance de plusieurs îles de leur voisinage ; ils visitent les îles Viti [Fidji], Tonga, Niouha et Waï-toubou. Ils vont souvent chercher dans cette dernière des coquilles blanches, objet précieux pour eux ; ils ont été quelquefois entraînés jusqu’à Vanikoro. Ils disent que les habitants de Niouha sont de la même race qu’eux, mais d’une couleur un peu plus foncée et qu’ils sont de plus anthropophages. » L’ archipel de Niouha consistye en 2 îles des Samoas, découvertes en 1616, Rienzi, op. cit., p . 24a
« On y trouva un vieux canoë échoué, écrit Quiros.  L’île de San Bernardo recèle, dans une eau peu profonde, un très grand nombre de poissons de diverses sortes, que l’on tuait avec l’épée ou avec des bâtons. Elle a aussi de très grosses langoustes, des crabes et d’autres crustacés. On y trouva beaucoup de noix de coco, entassées au pied de leur cocotier. Il y en avait de longues et étroites, d’autres plus ou moins grosses et même des petites. Quant aux oiseaux, il y avait des garajos, des pailles -en- queue à longue plume caudale rouge et des bobos maladroits, si nombreux et si effrontés qu’on aurait dit qu’ils voulaient s’en prendre aux hommes. On rapporta de tout en grande quantité [et en particulier les  précieux ormeaux qui nous servent d’indice localisateur].

L’île de Belle- Nation : Rotuma selon moi, rangée dans les Fidji aujourd’hui.
 Dumont d’Urville , cité par le commandant de Brossard, p. 272 ,  dans Rendez-vous avec Lapérouse, déclare dans son rapport officiel au ministre de la Marine : «  Je pensai qu’alors Lapérouse pourrait s’être perdu sur les redoutables récifs des îles Viti [Fidji], qu’il devait aussi explorer … ; je me flattai même de l’espoir  d’y  recueillir quelques notions de son passage  , ou de son naufrage , de la bouche des naturels ;  on verra que mon espoir fut déçu . »  Cette surprenante mention que Lapérouse devait explorer les Fidji  s’explique  par la carte d’instructions remise au chef de l’expédition  avant son départ, carte  où l’on peut voir qu’il devait explorer notamment l’île Turtle ou Tuvana, par 21°Sud et 178°Ouest aux Fidji pour nous. Les Fidji sont à l’époque rangées dans les îles des Navigateurs, comme Rotuma .  L’appellation îles des Navigateurs est plus large que  celle des Samoa à laquelle on les réduit souvent. De plus, à en juger par la lettre envoyée par Lapérouse de Botany Bay le 7 février 1788 à Fleurieu, Lapérouse pensait que les îles de Belle- Nation et de Saint-Bernard que ses instructions lui demandaient de reconnaître faisaient partie de ce  grand archipel des Samoas. .  Parlant du plan de 7  îles des Navigateurs (Samoa) joint à l’envoi de son journal, il écrit :   « les insulaires nous en ont nommé 10 ; et je crois  que ,pour compléter cet archipel, il faut y joindre les îles de Belle- Nation de Quiros  et celles des Cocos et des Traîtres, mais je n’en suis pas rigoureusement certain » (p. 593, La malédiction Lapérouse de Dominique Le Brun ; et voir, p. 563, op. Cit. , les îles des Cocos [Les premiers européens à aborder l'île sont les navigateurs néerlandais William Schouten et Jacob le Maire en avril 1616. Ils abordent Tafahi, où ils échangent des noix de coco avec les habitants (ils baptisent Tafahi « l'île de Cocos »). Au départ, le contact est pacifique] et   l’île des Traîtres de Schouten aperçues par lui au sud d’Oyolava ( Uolava aujourd’hui aux Tonga ). L’île des Traîtres fait partie des Tonga, et le nom autochtone de l'île est Niuatoputapu (parfois retranscrit Niuatobutabu par certains auteurs anglophones du
XIX e siècle ou Niouha). D'après Paul Geraghty et Jan Tent, ce nom dérive du terme (proto-polynésien) niu, « noix de coco » auquel se rajoute le suffixe -a, signifiant « rempli de », en raison de l'abondance des noix de coco sur l'île[. ]L'île a également été nommée « île des traîtres » (Verraders Eylant en néerlandais) par Jacob Le Maire et Willem Schouten en 1616 à cause d'une embuscade subie par les Hollandais et « île de l'Amiral Keppel » (Admiral Keppel Island en anglais) par Samuel Wallis en 1767. Shouten mouilla le 11 mai 1616 à l’île des Cocos, séparée de trois milles de l’île des Traîtres. Il y vit  selon  Rienzi ,  p. 24,  une figure de coq (importé ) peinte sur la voile de leurs pirogues. Il y reçut la visite d’un latou (roi) d’une île voisine , mot qui évoque les datous de Maïndana  et de l’archipel Soulong. Wallis les revit en 1767 et remarqua que les naturels avaient la première phalange du petit doigt coupée en signe de deuil. Wallis les nomma Boscawen et Keppel. Maurelle, en 1781, constata qu’ils parlaient la même langue qu’à Vavao et les appela las  îslas  e la Consolation, car il manquait alors de tout. Les habitants lui ont semblé doux et honnêtes. Lapérouse les vit en 1788.
Lesson, naturaliste à bord de la Coquille de Duperrey en 1824,  cité par Rienzi, op. cit., p.270, écrit d’après des notes venant d’un matelot déserteur du Rochester : « La parure des hommes qui vinrent nous voir, et qui paraissaient jouir d’un certain rang, consiste en une large valve d’huître perlière qu’ils portent sur la poitrine, et qu’ils nomment tifa. Il paraîtrait que l’huître à perles ne se trouve point sur leurs côtes, puisqu’ils recherchent celles que quelques personnes leur offraient, et donnaient une natte de paille très fine pour cinq ou six valves de ce testacé. »

L’île des métis blancs, l’île de Belle-Nation : Rotuma,  oip. Cit., P. 225.

Robert Langdon, dans The lost caravel (première édition de 1957, la meilleure pour nous), p.267 sqq , chapitre 21,La légion des navires perdus, écrit que la caravelle Santiago, avec 45 hommes, et Espiritu Santo , avec 15 hommes,  appartenant à la flotte de Cortès , à la recherche du navire perdu de Magellan (il avait été perdu de vue avec sa cargaison d’épices (1521) ont disparu  corps et biens (1527). Certains membres de l’équipage venaient de Tarraconaise et se retrouvent probablement à Rotuma avec leur nez aquilin et leur chevelure blonde.
Quiros appelle cette ile Peregrina (l’île  des voyageurs étrangers, les blancs de Tarraconaise)l), , tandis que Gonzalez de Leza l’appela la quinzième, Prado, Las Palmas, Vaez de Torrès La Matanza (le massacre) ,et Torquemada Gente Hermosa, la Belle Nation (de race blanche), dernier nom qui s’est imposé. )
  Le professeur Poirier qui s’est intéressé aux cheveux blonds des enfants fidjiens , comme Langdon,  auraient été heureux de lire Quiros sur l’île de Belle-Nation, même si le massacre des  habitants ternit l’image idyllique que le capitaine Quiros  en donne : « On vit la deuxième île habitée , et ce qui s’y passa (le nom la Matanza de Torrès, la tuerie, est révélateur et : ‘L’amiral était si embarrassé qu’il évita d’aller voir le capitaine Quiros  dont on ne dira pas la douleur que lui causait le mauvais comportement de ses hommes ». « Dans les maisons des Indiens, on avait trouvé une grande quantité de nattes très fines…, de longues mèches de cheveux dorés, des tresses petites et bien faites, les unes teintes en noir, d’autres en rouge ou de couleur fauve ; de fines cordelettes fortes et souples qui semblaient faites d’un lin meilleur que le nôtre (sic ! en réalité,  une plante indigène analogue au bourao) et beaucoup de coquilles de nacre [type  haliotis];, toutes aussi grandes qu’une assiette ordinaire ; on en a vu des grandes et des petites, et on en a rapporté : ils en font des couteaux, des scies, des ciseaux de menuisier, des fermoirs (de pendentifs de type tiki maori ], des gouges, des vrilles,et des hameçons. Avec des os, sans doute d’animaux [de mammifères marins disparus  ou d’animaux importés comme le chien], ils font des aiguilles pour coudre leurs vêtements et leurs voiles, et des herminettes avec lesquelles ils sculptent le bois. On a trouvé de grosses huîtres séchées et enfilées sur une cordelette, et quelques-uns des nôtre y trouvèrent de petites perles en les mangeant  (type  haliotis , ce sont nos abalones).On vit aussi des poils blancs qui semblaient être ceux d’un animal ».
Les os d’animal ,  le poil blanc, le tiki.

Les os viennent selon moi d’un animal  marin mystérieux ,  le teganpaïk ,présent aussi en Calédonie,   une sorte d’otarie  à long cou, parente de l’ornithorynque, Megalotaria longicollis Heuvelmans 1965.
Selon  B. Heuvelmans, dans Sur la piste  des bêtes ignorées, p.133, tome 1, ce mammifère marin   a été entendu pour la première fois en 1801 en Australie.  
 « En juin 1801, le minéralogiste Charles Bailly et ses compagnons de l’expédition de Nicolas Baudin s’enfonçaient dans l’intérieur des terres après avoir donné le nom de leur bâtiment, le Géographe, à la baie de la côte occidentale d’Australie .  Et soudain,  les voilà glacés de terreur par un rugissement terrible, plus bruyant qu’un beuglement de taureau, et qui semble sortir des roseaux de la rivière des Cygnes. Terrorisés, nos hommes ne demandent pas leur reste et s’éloignent à toutes jambes. Mais il ne fait pas de doute à leurs yeux qu’une bête aquatique formidable hante le nouveau continent. » Or, dans le nord de la Nouvelle-Calédonie,  Edouard Normandon m’a raconté avoir  entendu s’élever des marécages de l’embouchure du Diahot l’effrayant rugissement d’un animal, et les Mélanésiens ont confirmé ses dires, tandis que  des métropolitains incrédules se gaussaient et cherchaient à expliquer le phénomène  par le cri d’un lion évadé d’un cirque du temps des Américains ! Le  nom  de ce mammifère marin subsiste dans le nom de la tribu littorale de Touho teganpaïk (de tegan, serpent de mer, et de païk, « long-cou » du type du  héron des récifs (Ardea sacra albolineata). Cela correspond en Australie au katenpaï (métathèse religieuse de tekan-, paï) ou tunatapan (de  tutan, de tukan pan).Terenba en Nouvelle-Calédonie a la même origine : la palatale g devient souvent r.
 Ce « mammifère » marin (Heuvelmans,  op. cit. p.125, tome 2, et  Peter Costello, dans A la recherche des monstres lacustres,  p. 233) pondrait des œufs mais allaiterait ses petits comme l’ornithorynque et ressemblerait à  une otarie à long cou, avec trois bosses, caractérisée par une crinière blanche, et des rugissements rappelant ceux d’un lion.
Le poil blanc vient de la crinière de ce Megalotaria longicollis Heuvelmans 1965.

Le fermoir du tiki.
Maoris et  Polynésiens  semblent avoir été frappés par  l’allaitement maternel  des petits de ces « otaries » à la surface de la mer : ce sont  les pores des bosses qui  diffusent le lait maternel. Rien d’étonnant dès lors si les tiki (nom pouvant être apparenté à tegan ,tuka,  serpent de mer),  autrefois gravés par trois dans des dents d’otarie aux Touamotou, en gardent le souvenir, car on peut être tenté de  voir dans ces figures inexpliquées que constituent les tikis porte-bonheur de Nouvelle-Zélande la représentation d’un embryon d’otarie à long cou, dans lequel  les Polynésiens voyaient le début de toute vie. Pour eux, le fait,  à partir de  l’œuf  cosmique, de passer à l’allaitement emblématique des vivipares représente l’histoire de la vie,  depuis   son origine à notre époque. D’autre part, le  haka  (de taka, serpent  de mer ?) peut imiter le cri du teganpaïk .
Les pirogues sont à balancier et sont capables de transporter jusqu’à 50 personnes. Leur nourriture consiste en taros et en cocos. Les maisons sont à 4 pans, à grenier et à piliers, elles sont ouvertes en bas. Le sol et les cloisons sont recouverts de nattes qu’ils fabriquent  avec les palmes des cocotiers.
 « Sur un canoë, il y avait 5 Indiens, celui du milieu écopait avec brio : ses cheveux blonds lui arrivaient à la taille, il avait le teint blanc, un port de tête et une allure très élégants, un beau nez aquilin, un peu rose, avec quelques taches de rousseur, les yeux noirs et riants, le front et les sourcils bien faits ; le nez, la bouche et les lèvres bien proportionnées, les dents bien rangées et bien blanches. Pour tout dire, il avait un rire  avenant et fort agréable, et des manières exquises. Au vu de la richesse de ses qualités et de ses grâces, on le prit pour une jolie demoiselle, mais c’était un  garçon d’environ 13 ans. Voilà  celui qui, au premier regard, ravit le cœur de tous ceux du navire, celui que l’on regarda et que l’on appela le plus, celui à qui tous offraient des cadeaux, celui que le capitaine tenta instamment d’attirer au moyen d’une robe de soie : il la prit et s’en fut avec beaucoup d’allure, pendant que nous le regardions et parlions de lui, et  que le capitaine regrettait amèrement de n’avoir pu l’emmener, pour montrer la magnificence dont Dieu fit preuve en cet endroit… »« Gallardo …vit deux garçons et trois jeunes filles se relever vivement, effrayés comme des
 enfants : c’étaient de beaux enfants, dont la plus âgée devait avoir 10 ans, plus une dame bien droite, élégante, fière et gracieuse, le cou bien fait , la poitrine haute, la taille fine, les cheveux très blonds, longs et lâchés, qui n’avait pas plus de 15 ans . Elle était belle à l’extrême, tout en elle était agréable, son teint était bien blanc, et sa beauté était telle qu’elle impressionna les nôtres plus qu’ils ne l’impressionnèrent. D’un pas vif et décidé, le visage souriant et gai, elle alla les saluer et donna à Gallardo une couverture neuve  qu’elle portait pliée sur le bras gauche, puis, pleine d’amour, elle ouvrit les bras, l’embrassa et lui donna un baiser sur la joue, à la manière  de ces Indiens  en signe de paix.[Leza mentionne une coutume semblable, qui évoque les salutations  européennes]…
« Sur la plage, il y avait un grand nombre d’Indiens alignés en armes, qui faisaient tous ensemble un pabori (analogue au  corro-borri australien], ce qui est à mon avis une sorte de forte clameur, au son de laquelle ils doivent livrer leurs batailles, et qu’ils terminent à l’unisson d’un cri très court et très effrayant [le haka ]. Notons qu’ils ne sont pas circoncis. Munilla comme Quiros précisent que les blessures occasionnées à leurs pieds par le récif de terre et son corail en fleur furent très douloureuses et mirent plus d’un mois et demi à guérir.
Chassés par les coups d’arquebuses, « ils s’enfuirent tous et se réfugièrent dans leur village qui se trouvait sous une cocoteraie, près d’une lagune située au milieu de l’ïle.
« Arriva  un jeune garçon qui, d’après  ce qu’ils dirent, était si beau et avait les cheveux si dorés qu’on aurait cru voir un ange. Il croisa les mains et offrit sa personne comme prisonnier ou pour ce qu’on voudrait faire de lui. Le voyant si humble et si beau, l’amiral
l’embrassa et l’habilla d’un pantalon et d’une chemise de soie, que le capitaine avait prise sur la pacotille qui lui avait été donnée par Sa Majesté  pour le troc. Afin de montrer sa reconnaissance, le garçon grimpa fort habilement à un très haut cocotier, d’où il fit tomber des noix de coco pour les nôtres, et leur demanda s’ils en voulaient encore. Il semble que d’autres Indiens, assez nombreux, qui étaient là, virent ces bons traitements et s’approchèrent alors de nos gens : l’amiral, sans bouger, les appelait pour les rassurer et s’en emparer plus sûrement, dès qu’ils seraient assez près, mais Satan,  qui ne dort jamais quand quelque chose le concerne, fit entrer un soldat novice et irréfléchi dans une maison», l’enseigne Gallardo.
La tuerie (la matanza de Torrès).
Gallardo fit feu sur l’Indien qui était le propriétaire  de la maison, celui-ci « tomba mort sur le sol. En causant cette mort, et d’autres aussi, on perdit l’occasion que le capitaine cherchait et désirait. »
« Le capitaine avait donné l’ordre de ne pas faire de mal aux Indiens., ni à leurs personnes, ni à leurs biens, mais j’ai su plus tard, finalement, qu’ils  partirent moins nombreux qu’ils n’étaient venus et que ces ordres, seul celui qui les donne est disposé à les respecter .» L’arquebuse a donc  raison d’un certain nombre d’Indiens.
Lapérouse et Maurelle.
Dans son Journal, op. Cit., p 568 , voici ce qu’écrit Lapérouse à propos de Vavao aux Tonga ,  « découverte due au pilote Maurelle, qui ajoute à l’archipel des Amis [Tonga] un nombre d’îles presque aussi considérable que celui qui avait déjà été exploré par le capitaine Cook »: « Je m’étais procuré à la Chine [à Macao] l’extrait  d’un journal [ sans doute celui qui avait été  publié par Philippe Buache, Extraits et commentaires des voyages de Mendana ,  Fondad …  et Maurelle (1781 ) avec la  Carte d’une partie  du Grand Océan à l’Est et Sud-Est de la Nouvelle-Guinée pour l’intelligence du voyage de la frégate espagnole la Princesa commandée par Franc.Antonio Maurelle en 1781, -publié en 1797 pour servir au voyage de Lapérouse ] de ce  pilote espagnol qui partit de Manille en 1781,chargé d’une commission pour l’Amérique. » Vavao est appelé par Maurelle la Margoura, p.569.

                  

La recherche de Lapérouse dans les parages des Tonga et de Rotuma.
L’affirmation de Dumont à propos des Fidji (Rotuma)est  en tout cas confirmée  par l’indication que lui avait  faite  la reine de Tonga   d’un départ de Lapérouse vers l’ouest, c’est-à-dire vers les Fidji (rapport au Ministre cité par de Brossard dans  Rendez-vous avec Lapérouse à Vanikoro,  p 148); avec les deux insulaires à rapatrier [ dans leur île de Rotouma ] dont parle Dillon en 1827: « Deux hommes de l’île de Nazmouka  voulurent partir sur  les vaisseaux [de Lapérouse]. Ceux-ci mirent à la voile le jour suivant et depuis on n’en entendit plus parler. » Et : « mon ami, grand- prêtre et chef de Mafanga, m’ayant entendu parler de Rotouma, me demanda si je me proposais d’y toucher. Il me dit alors  que les prêtres de cette île étaient ses tributaires, et que, environ trois ans auparavant, il avait envoyé son fils aîné avec trois grandes pirogues pour percevoir le tribut, et qu’il n’était plus revenu ; qu’il craignait  que son fils, et ceux qui l’accompagnaient, ayant offensé les dieux, n’eussent été mis en dérive, soit en allant, soit en revenant de Rothouma . Il désirait, en conséquence, faire partir avec moi quelques-uns de ses sujets pour tâcher d’avoir des nouvelles de son fils, et percevoir les arrérages du tribut que devaient les chefs et les prêtres de Rothouma. J’y consentis… parce que, n’ayant pas à bord d’interprète de la langue tonga [langue comprise à Rotouma], ces hommes m’en serviraient si je venais à rencontrer les deux insulaires d’Anomouka,  qui en étaient partis sur les vaisseaux de Laouage », phrase qui démontre que Dillon, si bien placé pour connaître les événements de l’escale de Lapérouse à Nomouka,  était persuadé que les deux insulaires avaient voulu être rapatriés par Lapérouse chez eux , à Rotouma.
Quelle raison a poussé Lapérouse à embarquer ces deux passagers ? Personne ne nous l’a dit. Mais on peut imaginer que, comme c’était aussi le cas de  Dillon, c’était afin d’avoir des interprètes aux Fidji , Fidji qui étaient comprises dans les îles des Amis .
Sur la piste des deux passagers embarqués par Lapérouse   à Nomouka  et désireux de rentrer dans leur patrie : étaient-ils originaires de Rotouma [Fidji ] et avaient –ils été entraînés par une dérive aux Samoa, puis amenés en pirogue en attente  à  Nomouka ?
Dillon a manifesté son intérêt pour l’origine géographique  de ces deux mystérieux passagers embarqués à Nomouka.. On peut imaginer qu’une dérive fortuite les avait conduits de leur île, Rotouma, jusqu’aux Samoa,  d’où, plus tard, une pirogue samoane les avait menés à Nomouka, comme dans l’aventure suivante .Dillon cite un exemple de  cette grande dérive depuis Rotouma  jusqu’aux Samoa,  qu’il explique par une sorte de mousson très mal connue de ces archipels.
Dillon fait voile de Nomouka vers Rotouma , du 26 août au 1er septembre 1827, donc pendant  sept jours ; à son arrivée,   « le chef [de Rotouma ] embrassa l’homme de Rotouma que nous ramenions de Tonga et parut très content de moi pour avoir ramené son compatriote . Celui-ci était absent depuis huit ans de son pays et avait été cru noyé. »   Dillon nous parle encore d’un insulaire qui semble bien être le même : « [Le chef de Namouka ] Thubaou me dit qu’une flottille de pirogues était venue depuis peu des îles des Navigateurs [Samoa], et en avait ramené deux Rotumiens qui avaient dérivé jusqu’à ces îles, et qui désiraient beaucoup retourner dans leur pays . Je consentis à les prendre à mon  bord , et l’un d’eux s’embarqua dans l’après-midi ; j’appris de cet homme que, de compagnie avec quelques autres  de ses compatriotes, il était parti de Rotouma, il y avait à peu près huit ans, pour une île nommée Whythubou , afin de s’y procurer des coquilles ([pava, Haliotis australis]; que des vents contraires les empêchèrent d’atteindre cette île , et qu’après avoir dérivé pendant trois mois, ils avaient pris terre à une île  qui se trouve être l’une des Samoa ou îles des Navigateurs [en réalité, les Tonga, peut-être Lofanga ), dont les naturels les traitèrent fort bien. Il ajouta que quelques-uns de ses compagnons étaient encore sur cette île. Je trouvai dans ce récit , écrit Dillon,une preuve très convaincante  de la justesse de mon opinion, que la mousson du nord-ouest  se fait sentir par ces latitudes à certaine époque de l’année .Car, autrement, comment aurait-il pu se faire qu’une barque, aussi frêle qu’une pirogue, fît la traversée de Rotouma, latitude 12° 30’ sud, et longitude de 177° est,  jusqu’aux îles des Navigateurs [Samoa], latitude de 13° 27’sud et longitude  de 171 °57’ouest ? »
  Rotouma et Whythubou, l’île des  coquilles..
 Rienzi, Océanie, tome 3, p. 260, nous apprend qu’une pirogue de Rotouma avec 4 hommes  à bord dériva par hasard à Ticopia, vers 1800 ;  «  les 4 Rotumiens détrompèrent alors les Ticopiens sur le compte de ces  blancs que les Ticopiens prenaient pour des mauvais génies en leur disant qu’ils étaient bons, qu’ils venaient d’un pays éloigné  pour leur donner des objets de coutellerie ( cf. liste du matériel embarqué in La malédiction Lapérouse, p. 118 :  Lapérouse avait emporté «  7000 couteaux de différentes espèces et grandeurs »)  et de verroterie (op . cit,   p  119 , «  rassades ou grains de verre de couleur, assortis, 1400 paquets » ). De plus, Dillon signale à Rotouma  des volailles d’origine européenne, non indigènes du Pacifique, ainsi que  des porcs, op. cit ., p . 815..


Whythubou et ses pavas retrouvés à Vanikoro.
La preuve que Lapérouse a bien mouillé dans l’archipel de Rotouma ou Belle- Nation nous est fournie par la découverte, dans les épaves de Vanikoro,  de  trois espèces différentes de pawa  ou ormeaux
( altération de orel,oreille, puis ormeille, ormeau) qui venaient  de Whythubou et avaient été recueillis à Rotuma  , avec cette Haliotis australis, ou pava d’argent, d’un blanc très brillant,  la plus réputée pour les Polynésiens  et peut-être endémique de Why –Tabou..

  En résumé, dans son second et dernier voyage, Lapérouse passe par l’île  Nomouka , aux Tonga, où il embarque deux insulaires pour Rotouma , puis fait voile au nord –ouest vers Rotouma (Fidji) ,  pour y déposer à leur demande  les deux insulaires embarqués à Nomouka ( le voyage de Nomouka à Rotouma  ne dure environ qu’une semaine) ; il av respecté , en partie au moins,  ses instructions , qui lui enjoignaient de rechercher l’île de Belle-Nation(Rotuma). et de San Bernardo (Why-Tabou). A-t-il passé en chemin, avant de mettre le cap sur Rotuma, devant Why-Tabou, guidé par les deux passagers embarqués ?.La chose est- possible.   Il gagne ensuite, le  sud de la Nouvelle-Calédonie et l’île des Pins,  puis met le cap sur les îles Charlotte aux  Salomon, où il rencontrera les récifs de Vanikoro et son destin. 




Le triangle des Bermudes


                      Le triangle des Bermudes.
« C'est un article du Miami Herald qui date du 17 septembre 1950 et signé par Edward Van Winkle, qui fait mention pour la première fois de disparitions inexpliquées dans le secteur . Deux ans plus tard, le magazine Fate publie un article « Sea Mystery at Our Back Door » signé George X. Sand, traitant de la disparition d'une escadrille de cinq chasseurs-bombardiers le 5 décembre 1945 au large de la Floride, évènement connu sous le nom de Vol 19. C'est cette disparition inexpliquée qui va véritablement populariser le mythe du triangle des Bermudes et alimenter les légendes concernant le secteur. Pourtant, il semblerait que les avions d'exercice, dépourvus d'éléments de navigation, se soient tout simplement perdus en mer après que le compas du pilote-instructeur, le lieutenant Charles Taylor, fut tombé en panne », est-il écrit sur Internet.
1 La disparition d'une escadrille de cinq chasseurs-bombardiers le 5 décembre 1945 au large de la Floride, évènement connu sous le nom de Vol 19[].
Lorsque le pilote refuse de faire confiance à ses instruments de bord, la catastrophe est proche. Mais l’explication de cette disparition multiple s’explique par le suicide déterminé du pilote meneur du vol 29, qui dirigea son appareil vers un endroit improbable, en haute mer, de l’autre côté de la Floride, dans le désir de masquer son suicide et ses quatre  crimes.
Le suicide des pilotes et ses conséquences font peur parce qu’il est imprévisible et qu’il est le fait de l’homme. Aussi est-il souvent dénié. Ainsi en est-il pour le  vol MH370, -un Boeing 777 devant relier Kuala Lumpur à  Pékin le samedi 8 mars 2014, et qui a disparu dans l'océan Indien avec à  son bord 239 personnes. Plusieurs débris de l'engin ont depuis été retrouvés à  la Réunion en juillet 2015, puis au Mozambique en mars suivant. Mais l'épave de la Malaysian Airlines reste introuvable parce que, comme l’ont révélé les Australiens, le pilote a crashé délibérément son appareil  en un lieu improbable, plus à l’est. Les Australiens sont tenants de la thèse du suicide , qui explique qu’il n’y ait eu aucune revendication. A remarquer que le pilote fit un crochet nostalgique au-dessus de son village natal , -supremum vale.
2 L’hydravion  envoyé au secours du vol 29  a lui aussi disparu dans le même secteur. Mais ce type d’appareil avait un réservoir de kérosène qui avait tendance à exploser.
3 La disparition des cargos : l’hydrate de méthane.
 La disparition corps et biens de cargos avec à bord plus de 300 hommes, sans qu’on ait retrouvé d’épaves la plupart du temps,est le seul phénomène véritablement mystérieux du triangle des Bermudes, au point d’avoir intéressé les océanographes américains du  National Geographic Magazine. On a ainsi  évoqué  des émissions sous-marines d'un gaz hautement inflammable, le méthane,  dont la présence sous forme de bulles dans l'eau diminue fortement la densité de l’eau gazeuse ainsi formée jusqu’à provoquer une perte de flottabilité pour les bateaux.  [. ][Issus de la décomposition d'éléments organiques comme le pétrole et le charbon, comprimés par la grande profondeur et la température très basse de l'environnement, libérés lors de la création de failles par l'activité tectonique, on trouve des gisements importants dans le triangle des Bermudes et  en mer du Nord où certaines plateformes de forage, navires et aéronefs auraient été engloutis ou pulvérisés par le même phénomène. On doit cependant noter que de nombreux récits font état de grains blancs (très violents orages localisés, sans que rien ne les annonce) dans ce secteur, comme le relate le film Lame de fond. L'océanographe Simon Boxal[    ]du National Oceanography Centre Southampton de l'université de Southampton émet l'hypothèse que des vagues scélérates pourraient être à l'origine de nombreuses disparitions de navires dans le triangle des Bermudes.
On peut expliquer la disparition de cargos par un grain blanc, suivi de vagues  scélérates qui auraient déplacé le bâtiment fort loin, vers la côte du golfe du Mexique  (ce qui explique qu’on n’aurait pas retrouvé leur épave, faute d’avoir cherché  au bon endroit) et ensuite par l’explosion d’une bulle de méthane qui aurait ouvert la coque et coulé le navire au fond.