vendredi 9 novembre 2018

Le tambour de Belgiojoso, prétendant au titre de Louis XVII en qui croyaient Fouché et Joséphine, ainsi que le baron de Richemont.


Le tambour de Begiojoso, prétendant au titre de Louis XVII en qui croyaient Fouché et Joséphine, ainsi que le baron de Richemont.
L’identité du futur tambour de Belgiojoso.
Nous avons dit dans notre blog sur  le baron de Richemont, pseudonyme du   marquis de Bourbon Conti, qu’il avait deux tombes : l’une, celle du baron de Richemont,  à Gleizé (Rhône), au château de Vaurenard, chez Madame d’Apchier, datant de 1853,  et l’autre au Père Lachaise datant de 1833  , où  fut enterré sous le nom de Prince de Bourbon -Conti,  avec l’assentiment du baron de Richemont,  le faux dauphin en qui croyaient Fouché et Joséphine , ainsi que ,  peut-être,  le baron de Richemont lui-même  qui semble  avoir porté beaucoup d’affection à ce demi-frère  : il portait le nom de Jean Louis  Bourbon et fut emporté par l’épidémie de choléra qui sévit à Paris en 1832. . Comme sur Richemont on a fait de nombreuses hypothèses sur l’ identité de ce faux dauphin  : la plus sérieuse est qu’il serait  le fils adultérin (elle en eut au moins trois et, curieusement, le Directoire tenta de  la contraindre  à les reconnaître) de la femme de lettres parisienne Fanny de Beauharnais, née Marie Anne Françoise ou Fanny  Mouchard de Chaban (1737-1813), épouse de Claude de Beauharnais, et du propre père du baron de Richemont, le marquis de Bourbon -Conti, à en juger par les anagrammes dont sont truffés les pseudonymes du garçonnet .
Fanny faisait partie du groupe du révolutionnaire René Hébert. Hébert était un agent royaliste payé par les Anglais,  contrairement à ce qu’on croit généralement (voir l’ouvrage de  Marina Grey). Hébert , qui voulait instituer durant la minorité de Louis XVII un grand Juge , savoir lui-même ou le maire de Paris Pache, ou encore le baron de Batz, trempa dans plusieurs  projets d’évasion du dauphin et  eut besoin d’un garçon du même âge pour faire illusion lorsque le dauphin serait exfiltré.
 Hébert était-il l’amant de  Fanny de Beauharnais ? En tout cas, elle eut de nombreux amants, comme les hébertistes Michel de Cubières et  un Corse (ils seront assez nombreux dans son entourage et tous favorables aux Anglais comme   Mororo [pseudonyme  de Salicetti ?] et Mattéï. R .Chantelauze, dans L’Illustration N° 2124 du 10 novembre 1883, écrit que le 9 octobre 1793, le citoyen Matteï, concierge du Temple , devenu suspect, fut arrêté et remplacé par Coru, membre du Conseil général, qui fut en même temps nommé économe aux gages de 4000 francs par an. Matteï était un agent de Salicetti, lui-même agent anglais.  On trouve des Matteï dans la région de Bastia :  à Giocatojo ,  à Erbalunga (Brando),  à Maccinaggio-Rogliano sur le Cap Corse et nous retrouverons le futur tambour à Bastia jusqu’à la mort de Mattéï.  
Tous les amis de Fanny  cherchèrent à faire évader Louis XVII et, lorsque Jacques René Hébert sera guillotiné, Fanny de Beauharnais sera inquiétée et devra quitter précipitamment Paris. De là le nom d’Hébert que prendra par la suite le faux dauphin.
  L’enfant qu’on projetait de substituer au dauphin fut vite   trouvé : ce fut le fils du Prince de Bourbon et de Fanny de Beauharnais, enfant  blond, aux yeux bleus, du même âge et  qui lui ressemblait,   ce qui s’explique par sa parenté réelle , car c’était un Bourbon.  On invita celui-ci à entrer dans un cheval de carton que le cocher Genès  Ojardias amena du logement de Simon dans la cour des écuries au Temple pour opérer la substitution et l’y cacher,  ceci se passant  le 5 janvier 1794, mais l’ordre final de Hébert, inquiet à juste titre pour sa propre sécurité, n’arriva pas. On a  deux témoignages crédibles de Voisin et de la veuve Ladrée qui ont aperçu ce cheval de carton. Les témoignages sont cités par Marina Grey dans Enquête sur la mort de Louis XVII, Le prince et le savetier, p.108,  dans le chapitre intitulé Le cheval de carton. Le déménagement de Simon,  qui avait été révoqué par Chaumette, a lieu en direction de son nouvel appartement, au-dessus des écuries,  à l’angle ouest de l’Enclos, près des cuisines, de la caserne et du cloître, aménagés pour des artisans  . C’est là qu’attendait le futur tambour de Belgiojoso destiné à  remplacer le dauphin.
Le projet échoua,  mais le garçonnet en garda le souvenir.
Vers 1800, Fouché, ministre de la police, vint trouver Napoléon Bonaparte pour lui apprendre l’affaire dite du tambour de Belgiojoso. Joséphine de Beauharnais,  bien informée grâce à sa grand- tante Fanny  de Beauharnais  et grâce à Madame Campan, d’une famille créole comme elle, intervint auprès de Fouché pour qu’il protège ce garçonnet de 14 ans qui avait été condamné pour une peccadille à un traitement cruel, celui de passer trois fois par les baguettes, et qui, pour tenter d’y échapper, avait déclaré à son colonel qu’il était  le fils de Marie-Antoinette. Le colonel l’envoie à Turin et, en chemin, à Asti, il est reconnu par un Suisse du château de Versailles, ainsi que par diverses personnes qui avaient séjourné à la cour de France, notamment, dit-on, à cause d’une cicatrice au bas de la mâchoire gauche provenant de la morsure d’un lapin blanc que le Prince élevait. Selon son récit, après être sorti du temple dans un cheval de carton,  il aurait été élevé par Madame Fanny de Beauharnais et se serait rendu d’abord à Bordeaux,
  Pourquoi Bordeaux ? Le corse Cipriani  y avait un allié, le compatriote corse François- Marie  Jean-Baptiste d’Ornano, chevalier de Saint Louis, général de brigade, maréchal de camp et gouverneur de Bayonne en 1768.  Il avait épousé à Saint-Domingue en premières noces Charlotte Maingart, fille de riches colons de l’île Maurice. Ses accointances avec les créoles le firent nommer tuteur de Theresa Cabarrus, la future Madame Tallien.  Madame Ouvrard, et princesse de Chimay. .En secondes noces, il épousa la fille de Jean-Baptiste de Campennes, marquis d’Amon, gouverneur de Bayonne, et de Marie-Charlotte de Menou, dont il eut une fille unique, Victoire, mariée au vicomte  André- Guy du Hamel, plus tard maire de Bordeaux. Elle mourut en 1796. François- Marie  Jean-Baptiste d’Ornano était installé à Versailles où la révolution décida de l’arrêter ; Prévenu ; il voulut fuir vers Bordeaux, mais il fut arrêté en chemin au château de Castels  près de Langon en Gironde, en décembre1793. Enfermé au Luxembourg, il fut guillotiné le 6 juillet 1794, pour avoir entretenu une correspondance avec les princes étrangers, l’Angleterre en particulier.
De Bordeaux, Cipriani et son protégé  se rendirent à Bastia où  le jeune adolescent  apprit  l’italien, un italien mâtiné de corse. Il affirme  qu’il devint garçon limonadier à Bastia.
De  Bastia, le faux dauphin  gagne l’Italie   cherchant à gagner Vienne, mais,  dès son arrivée en Italie, il est enrôlé dès son arrivée en Italie comme tambour dans un régiment autrichien du général  Mélas, juste avant Marengo (14 juin 1800). Notre tambour fut condamné pour une peccadille à un traitement cruel : celui de passer trois fois par les baguettes. Pour tenter d’y échapper, il  avait déclaré à son colonel qu’il était le fils de Marie-Antoinette. Joséphine l’apprit  et intervint auprès de Fouché pour qu’il protège ce garçonnet de 14 ans,  Le colonel l’envoie à Turin et, en chemin, à Asti, il est reconnu par un Suisse du château de Versailles, ainsi que par diverses personnes qui avaient séjourné à la cour de France, notamment, dit-on, à cause d’une cicatrice au bas de la mâchoire gauche provenant de la morsure d’un lapin blanc que le Prince élevait. L’enquête affirmera  qu’il aurait été le fils d’un militaire, français ou suisse,  horloger à ses heures, appelé Dauphin,  qu’il  s’appelait Jean -Louis Dauphin, dit Bourlon,  en italien Giovanno- Ludovico Delfino. R .Chantelauze, dans L’Illustration 2124 du 10 novembre 1883,  évoque le fait que Simon avait obtenu du Conseil du Temple qu’une  cage avec un automate représentant un serin qui jouait la Marche du Roi  fût installée dans la chambre de  Louis XVII . Mais, comme le mécanisme de la cage était dérangé, on la confia à un horloger-mécanicien , qui la mit en état moyennant la somme de 300 livres que le ministre de l’intérieur ,sans élever la moindre difficulté, fit payer par la trésorerie nationale. C’est sans doute cet horloger que nous retrouvons  comme « parrain » du tambour de Belgiojoso. Précisons que le patronyme de Dauphin vient d’un surnom du Moyen Age signifiant gros, à cause de la taille du dauphin confondu avec d’autres cétacés comme la baleine. Le comte d’Albon, de Vienne,  est surnommé le dauphin (le gros) et donna son nom au Dauphiné, puis au fils du roi de France dont le Dauphiné est l’apanage à sa naissance.
  Ce qui nous intéresse ici, c’est que Joséphine, sa tante Fanny de Beauharnais et surtout Fouché ont  cru que Jean Louis Bourlon  était le dauphin évadé du Temple. Napoléon avait dit  à Fouché de le faire retenir dans un lieu secret pour ne pas alimenter la curiosité ou l’espoir du peuple. Fouché aurait cherché à s’en  débarrasser,  mais le prétendant  lui échappe  et  regagne l’Italie où, en 1810, le général Radet l’appréhende à Civita Vecchia. Il est  devenu alors carbonaro et gagne l’ancienne  Slovaquie et la Hongrie, qui faisaient partie de l’Autriche.
Une rencontre en1810 avec Werg- Naundorff.
Naundorff a raconté dans les  termes que voici  ses  aventures dans un récit  dicté en 1824 au greffier du tribunal de Brandebourg, récit  certes égaré mais conservé par Otto Jork (texte intégral de la seconde déclaration, dans Decaux, Louis XVII retrouvé, Naudorff roi de France, p. 131) : « Après beaucoup de détours, j’arrivai à la frontière de Bohême [en Slovaquie] et j’entrai comme officier dans l’armée du duc de Brunswick- Oels, qui avait obtenu connaissance de ma condition.. En 1810, à la tête d’un détachement de 25 hommes, je pris part à une escarmouche [contre les Français] près de Dresde, et mes gens furent en partie tués, en partie  faits prisonniers. Je fus moi-même grièvement blessé et tombai en captivité. Les troupes françaises  m’escortèrent avec les autres prisonniers, mais me laissèrent à Magdebourg, parce que j’avais une fièvre nerveuse. Avant que je ne fusse complètement rétabli, on nous embarqua pour la France [le bagne de Toulon]. Là je réussis avec un certain Friedrich  à m’échapper par un caveau qui se trouvait dans une église où on nous avait mis pour nous reposer. Nous allâmes alors tout droit à Berlin pour y entrer dans l’armée comme hussards .A cause de ma qualité d’étranger [de Français],  je ne fus pas admis, mais le Président de la Police Le Coq me permit de m’établir comme horloger et je m’établis Schützenstrasse n°52..Un an après, j’allai à Spandau où je séjournai jusqu’en 1822 Signé Ludwig Burbong »
Le dénommé Friedrich pourrait être notre ancien tambour de Belgiojoso, Louis Bourbon, à qui Naundorff emprunte son identité (il signe la déclaration, gauchement : Ludwig Burbong),  ses prétentions et ses papiers d’identité (de là sa qualité d’étranger, -entendons de français , comme l’était  le tambour de Belgiojoso).  
 L’ancien tambour à Budapest en 1815
L’ancien tambour aimait vagabonder : il quitte la Prusse pour la  Hongrie si bien que  le 3-09-1815, on a l’acte de naissance d’une Marie Antoinette de France  , Marie Manczer, paroisse de Saint- Benoit de Hron au nord de Budapest,  ville de Erzergom. Dans les observations en marge de l’acte, il est porté en latin : «le nom de famille et le   nom de baptême du père sont ceux de Louis Charles Bourbon, prince de la Couronne de la France sauvée,  selon les annotations secrètes des archives du monastère forteresse (de Hron).» 
Le sort ultérieur de l’ancien  tambour (1819-1824) sous le nom de Bourlon ou de Bourbon à la prison de Milan.

Il a été aperçu à Arles le 21 juillet 1819, à Marseille le 22 juillet 1819 (il y laisse ostensiblement un couteau marqué Louis XVII), puis en Corse à Bastia à nouveau. Il se rend à Ancône, d’où il prend la route de Parme en passant par Forli et Bologne. Il couche dans le hameau de San Benedetto del Quercote, près de Bologne et le 12 avril 1818 y est arrêté, transféré le 25 août 1819  à Modène, puis à la prison de Milan où Silvio Pellico l’apercevra. Ce dernier nous dit qu’il a des idées anticléricales (ce ne peut donc être Richemont).
  Dès 1818, Metternich dont dépendait la prison de Milan s’énerve d’avoir à payer pour l’entretien d’un prisonnier à qui l’Autriche  n’a rien à reprocher .Aussi réclame-t-il avec insistance que la France rembourse les frais et prenne en charge ce prisonnier, menaçant de le libérer ! 34 lettres sont échangées à son sujet. Voici qui  ne fait pas les affaires de Louis XVIII. Le 23 mai 1823,  Vienne reçoit du Ministère de l’Intérieur parisien  un avis avec dans la marge à gauche « Il est extrêmement désirable que le gouvernement autrichien puisse garder Bourlon le plus longtemps possible afin d’éviter à la France un procès scandaleux » avec une information officieuse  selon laquelle  Bourlon (adaptation de l’italien burlone, imposteur) était le vrai dauphin. Le marquis de Nicolaï et l’abbé Perreau , cités par Mme J. Ducassé , op. cit,  p.208, avaient reçu séparément du Comte Bolza, intendant général de la police de Lombardie,la confidence  que le prisonnier de Milan était le dauphin  .
A l’approche de sa libération,  Richemont, qui ignorait alors l’identité réelle de son demi-frère, reçut la mission de servir le roi en devenant prisonnier volontaire à Milan de façon à pouvoir se substituer au tambour de Mélas  Voici qui explique peut-être pourquoi Louis XVIII ne lui a pas, le 29 avril 1824, délivré de  lettres patentes constitutives de ses titres de noblesse comme à son cadet puisqu’il le croyait  prisonnier à Milan.
Mais plutôt que de se faire enfermer à son tour dans la même prison, il y avait une autre solution qui consistait à  tenter de capter la confiance du carbonaro à sa sortie de prison . C’est la seconde solution que, selon moi, choisit Richemont,  faisant jouer , pour  la libération du carbonaro , son cousinage avec le duc d’Este- Modène , -ce qui lui permet peut-être d’apprendre de lui qu’il  n’est pas le dauphin, malgré ses yeux bleus.. .
   Au procès de Richemont où sont convoqués Silvio Pellico et le Français Andryane en tant que témoins de ce qui s’est passé à la prison de Milan où ils ont tous deux  été emprisonnés, Andryane déclare [Madame Ducassé , op. cit. ,  p.127] : « L’accusé [Richemont] donne des détails qui ne peuvent avoir été connus que d’un prisonnier ».A quoi l’avocat général réplique : « Ou d’un homme qui les tiendrait d’un prisonnier et qui aurait intérêt à bien les connaître…. » Andryane réplique : « Non, Messieurs, il faut avoir été là, renfermé dans le local, et ma conviction que l’accusé est le prisonnier de Milan est pleine et entière (profonde sensation). » Mais nous croyons que,  de bonne foi,’il se trompe.
Sous le nom d’Hébert, qu’il donnera ensuite au prisonnier de Milan,  le baron s’est installé à Toulon d’où il écrit à Milan  à l’ancien tambour de Belgiojoso encore enfermé  dans sa prison milanaise. Selon Madame Ducassé, op. cit.  p.79, dans le dossier de Milan, se trouve une lettre de Bourlon (l’ancien tambour) à Rastouin, un tanneur  chez qui loge le baron à Toulon,  où il dit qu’à sa libération il se retirera à Toulon.  A sa libération en 1824, il se rallie au baron et, devenu aussi Hébert (Henry), apparaît le 5  décembre 1825,  maigre et fatigué,  à Genève à l’arrivée de la diligence de Milan. A Genève où il s’est rendu pour l’accueillir,  le baron   a pris le nom de M. Julienne, hôtelier. L’ex-prisonnier  se rend à Toulon avec lui  comme annoncé, puis à Rouen.
Le Bourlon emprisonné à Milan, savoir Giovanno- Ludovico Delfino,  avait aussi comme pseudonyme Aldo Cardoni.
Explication de toutes ces anagrammes du prisonnier de Milan
Bourlon vient entre autres de l’italien burlone, farceur, mystificateur, cf burlesque et le mot est paronymique de Bourbon, l’imposteur étant une allusion à Louis XVIII. Mais,  pour  Bourlon, outre la paronymie évidente  avec Bourbon, on retrouve  le b et le on ro  de carbonaro (comme  pour onr dans Cardoni) et le l de Ludovico ainsi que  le u.   
On  retrouvera les lettres de carbonaro, Delfino ou Dauphin, Ludovico (Louis) et Jean dans les trois pseudonymes anagrammatiques de l’ancien tambour de Belgiojoso, Aldo Cardoni, Bourlon, Henry Hébert.
Aldo Cardoni est l’anagramme de carbonaro, membre d’une société secrète puissante en France comme en Italie, visant à l’unité italienne et hostile au pape à cause de ses  Etats Pontificaux notamment.  Le double  d est pris à Delfino , ou à Dauphin,  et à Ludovico.  Dans Aldo Cardoni  le  do et  le l  de Ludovico sont aussi utilisés.
Quant à Henry Hébert, dont le baron de Richemont s’était aussi  servi ,  nous y retrouvons le b , le n et  le r  de carbonaro ;  le e, le n,   le i (=j)  de Henri sont peut-être pris à Jean .
Le carbonaro et le baron de Richemont se confondent souvent, sous le pseudonyme de Henry Hébert, dans l’affaire du procès de Rouen et surtout à Toulon, initiés tous deux dans des loges. La différence de couleur d’yeux dans les signalements ne semble pas être déterminante, ayant pu être modifiée.  
 Toulon et les loges maçonniques.
Henry  Hébert , de Genève,  passe par Ferney et se dirige vers Toulon où les amis francs-maçons du baron l’accueillent. Puis il  accompagne le baron en Normandie où il monte une verrerie qui fait faillite.
 Dans sa région natale, le baron consulte les archives des procès des deux faux dauphins, Charles de Navarre et Hervagault.     En 1828, le baron  se rend à Paris et fait paraître,  en 1831,  deux ouvrages, éditeur Labreli de Fontaine., imprimeur David  Boucher [Lemaistre], les Mémoires du duc de Normandie. Au Luxembourg le baron  fait paraître  une proclamation qui est saisie. Il voyage à Besançon, en Belgique, aux Pays-Bas.
Mais il s’est aussi installé à Toulon où il loge chez un carbonaro, qui est de son métier tanneur, un dénommé  Rastouin. Il obtient le 32e degré d’une loge maçonnique, les Vrais amis d’Egypte, qui succède à une loge militaire et relève , non pas du Grand orient, mais d’une société secrète catholique initiatique, les Chevaliers de la Foi localement appelée  Ordre des Aga (dignitaires égyptiens) ou Ordre de Toulon. Il  fait admettre aussi l’ancien tambour  dans deux autres loges toulonnaises, la Réunion de Toulon et les Sept Ecossais Réunis, cette dernière dépendant du Grand Orient parisien. 




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