dimanche 10 juin 2018

La Poterie.


La Poterie.
En face des anciennes écuries de Grand’Maison, à Libouville, existe une parcelle nommée la Pilerie des Carreaux , trou qui fut comblé avec toutes sortes d’ordures, puis sorte de mare comblée aussi. La carrière d’argile se continuait et traversait la route actuelle jusqu’à la maison présente  de Delanoue, qui était il y a peu encore, m’a-t-on dit, un énorme abîme. La pilerie signifiait l’endroit où l’on pilait  avec un pilon, un mortier l’argile destinée à faire des outils , des pavés de terre et des armes appelés carreaux. On les apportait ensuite pour séchage et façonnage dans le lieu appelé poterie, non loin.
Leplège, dans sa brochure  Lanneray , indique qu’il s’agit d’un écart  qui se trouve sur la carte de Cassini vers  1760 et qu’actuellement ce n’est qu’une maison bourgeoise avec sa ferme .Martial Girard dans Lanneray, mon village, citant Coudray, Un coin de l’ancien Dunois,  parle , à côté de la ferme, ancienne, d’une construction récente du XIX e siècle , avec des murs d’une largeur trop importante pour un bâtiment moderne, sans doute, l’ancien bâtiment qui abritait « la poterie ».Quant au portail ,il est  « constitué de deux portes de plein cintre, en pierres de taille, « une grande et une petite », chaque baie tirant toute sa décoration de son archivolte moulurée, maintenant en mauvais état. Toutefois, la petite porte offre en plus, au-dessus de son archivolte, une sorte de cartouche en pierre sculptée », aux armoiries effacées, celles,

on le verra, du comte de Blois.
 Un  bourgeois gentilhomme.  
La Poterie, comme le Grand Boulay et Crenne ou le Petit Boulay  faisait partie de Libouville.C’étaient des terres nobles, qui conféraient la noblesse.
En face des anciennes écuries de Grand’Maison, à Libouville, existe une parcelle nommée la Pilerie des Carreaux , trou qui fut comblé avec toutes sortes d’ordures, puis sorte de mare comblée aussi. La carrière d’argile se continuait et traversait la route actuelle jusqu’à la maison présente  de Delanoue, qui était il y a peu encore, m’a-t-on dit, un énorme abîme. La pilerie signifiait l’endroit où l’on pilait  avec un pilon, un mortier l’argile destinée à faire des outils , des pavés de terre et des armes appelés carreaux. On les apportait ensuite pour séchage et façonnage dans le lieu appelé poterie, non loin.

AD, E, 825-827 828
E 827 1591 Acquêts de maisons (pluriel, métairie de Crenne et de la poterie, la ferme actuelle , et métairie de Crenne ) et terres à la Poterie et Crenne par Jean et François de Nantouville, Jean des Fontaines et Olivier de Baste ,(tous) seigneurs de la Poterie.
E 825  1656-1771 Saisie de la seigneurie de la Poterie, paroisse de Lanneray, sur Jean des Fontaines, à la requête d’Anne Hasté, veuve de Théophile de La Noue, seigneur de La Roche-Bernard.
E 828.1657 Procédures entre Olivier de Baste, seigneur de la Poterie, et Madeleine Michau, veuve de Pierre Mosny, lieutenant-général au baillage de Dunois, pour la propriété des bois de Mauny, dépendants de la terre de Crennes.
Vers 1657, adjudication de ladite seigneurie de la Poterie  à Olivier de Baste, marchand de Châteaudun.
Série E (supplément) canton de la Ferté –Vidame, commune
de Boissy-le-Sec, CG. 11, 1684 Jacques Le Forestier est mentionné en tant que seigneur de la Poterie , tandis que Charles-Pierre de Moucheron , chevalier, est mentionné comme seigneur du Boulay.
E828. 1690. Vente de la métairie de Crenne à Olivier de Baste par Jean des Fontaines et Marguerite Monceau, sa femme. Arpentages de la terre de la Poterie et de ses dépendances. aveux et dénombrements pour les terres dépendantes de la seigneurie de La Poterie par Louis de Baste etc.

Ainsi, les premiers propriétaires connus d’après les archives  AD, E, 826 , qui achètent  à l’Hôtel-Dieu les terres nobles et la maison de la Poterie (la fabrique de la Poterie à l’emplacement de la ferme actuelle ), et les terres nobles et la métairie de Crenne ,  sont  , en 1495, Jean et François de Nantouville, Jean des Fontaines et Olivier de Baste ,(tous) seigneurs de la Poterie, mais en 1684 Jacques Le Forestier est mentionné en tant que seigneur de la Poterie(achat antérieur à1591 à l’Hôtel-Dieu ?)
Olivier de Baste est un marchand de Châteaudun, propriétaire d’une métairie sise dans la vallée du Bois Chausset, paroisse de Lanneray , AD, E, 825-827, soit l’actuelle ferme du Saussay à Logron près de Chantemesle, voisine d’une chaussée romaine, d’où le nom  de Chaussée altéré en Saussaye.
La famille finira par être la seule propriétaire de la Poterie,  qui reste dans la famille jusqu’en 1694 (Archives civiles départementales, E, supplément EG28, p. 140 ). .

Le désir d’anoblissement, qui s’est continué jusqu’à aujourd hui où une pancarte neuve porte « Château de la Poterie », a amené le propriétaire  , au XVIe siècle, à transférer  le portail de la grande métairie de Libouville qui se trouvait chemin de la Grand’Maison , entre la petite Minaudière et l’actuelle Grande Minaudière , u moment de la construction de cette dernière , à l’entrée de sa propriété. Le portail datait du XIII e siècle,de l’époque templière, où la ferme appartenait encore au comte de Blois  et portait ses armoiries .Enfin il restait sur place deux belles bornes d’entrée et le fermier Mauger, qui était allié au propriétaire de la Poterie , le baron Philippe Pron Cugnot de l’Epinay Sainte-Radegonde s’empressa de lui apporter les deux bornes : elles se trouvent aujourd’hui au pied du portail.
  E 836. Mémoires des terres sujettes à  champart envers le seigneur de la Poterie.
E 837  Mémoires de Louis de Baste pour demander l’exemption des droits de francs-fiefs.
E 837 . Concession d’un banc au seigneur de la Poterie dans l’église de Lanneray , devant l’autel de sébstien. Lettre à ce sujety de Pierre-Guillaume de La Vieuxville, vicaire général, au curé de Lanneray : « Chartres, 1er novembre 1712. Il m’esrt revenu  que depuis la visite  faite par ordre deMsgr de Chartres dans votre église vois aviez fait ôter  d’une des chapelles le banc dont m ; de Baste , qui a quelque lieu dans votre paroisse , est en possession depuis longtemps ; j’ai lu le procès-verbal deM. De Truchis  qui n’en parle point. Je vous prie de me faire savoir ce qui vous a porté à changer ce banc de place : ce sont de ces choses qui, étant faites de votre autorité, vous attirent à dos les personnes qui y sont intéressées. ».  

A la mort de Louis de Baste, « seigneur de la poterie », la Poterie passa en 1771 à André et Marguerite de Cosne, puisen 1791 à Madame Dudoigt de la Martinière, née de Cosne, puis à M. Marcenay de Saint –Prix, ancien fermier général . Devenu bien national, la poterie fut adjugée à un architecte, Jean Baubigny et son épouse Leclanche, puis , en 1807, à F. Coppry, époux de Catherine Jabre, enfin à Guénée l’Escharbault (lieu-dit à Lanneray -Logron), seigneur de la Filandière (Langey). Au début du XXe siècle, c’est le baron Pron qui l’acquiert et aujourd’hui la famille Poisson.

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